La Salle Pleyel rénovée ouvrira ses portes en septembre
LE MONDE | 06.03.06 | 14h43
u terme d'une saga longue et houleuse, la Salle Pleyel rouvrira le 13 septembre, avec un concert de l'Orchestre de Paris. La salle était fermée depuis l'été 2002, en travaux de rénovation depuis janvier 2005. Propriété privée acquise par Hubert Martigny via la société IDSH, en 1998, lors de sa mise en vente par le Crédit lyonnais, Pleyel sera cédée à l'Etat en 2054 pour 1 euro symbolique, au terme d'un bail de cinquante ans maximum pour 1,5 million d'euros de loyer annuel. Elle est désormais gérée par une filiale de la Cité de la musique sous la responsabilité de Laurent Bayle, son directeur général. "La première saison comprend 150 soirées de concert, a déclaré au Monde Laurent Bayle. Comme convenu, cette salle accueillera en résidence l'Orchestre de Paris, son chef, Christoph Eschenbach (50 concerts), et l'Orchestre philharmonique de Radio France, avec son patron, Myung-Whun Chung (20 concerts). Le reste sera réparti entre quelques producteurs privés (12 concerts) et notre propre programmation de 68 soirées conçue par la Cité pour Pleyel."

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Conformément au cahier des charges, la Salle Pleyel verra se produire des associations symphoniques tels les Concerts Pasdeloup, des orchestres de région ainsi que de grandes phalanges étrangères. C'est ainsi que le London Symphony Orchestra (LSO) a signé une convention de résidence de trois ans. "Il est important de fidéliser ces grands orchestres étrangers, affirme Laurent Bayle, afin de travailler avec une meilleure souplesse. Pleyel et la Cité vont certes garder leur identité, mais je souhaite esquisser un modèle global qui mette en résonance la programmation thématique de La Villette avec le grand répertoire de chefs-d'oeuvre symphoniques qui seront joués à Pleyel."
Ainsi se résout l'épineux problème de l'accueil des formations symphoniques dans la capitale, et tout particulièrement celui de l'Orchestre de Paris, replié depuis quatre saisons au Théâtre Mogador, doté d'une médiocre acoustique.
En 2012, l'ouverture du grand auditorium de la Cité de la musique reposera sans doute le problème de la destination et de la gestion de la Salle Pleyel. Cet équipement enfin digne d'une capitale imposera cependant une réflexion sur les missions des diverses salles de concerts parisiennes.
Renaud Machart et Marie-Aude Roux
Article paru dans l'édition du 07.03.06