Evenements musicaux
Quelques suggestions concernant les évènements musicaux passés et à venir. Concerts vocaux classiques à Paris ou en France. Sélection des meilleurs ensembles
Chœurs de lamentations Installation vidéo sur 4 écrans du 9 au 30 mai 2008
Tellervo Kalleinen et Oliver Kochta-Kalleinen Râleurs du monde entier – unissez-vous ! du 9 mai au 30 mai 2008 à l'Institut finlandais de Paris
Festival choral : "La voix dans tous ses éclats" Haut de Seine du 3 au 8 juin 2008
Le conseil général organise du 3 au 8 juin 2008 ce festival dans différentes communes des Hauts-de-Seine.L’objectif est d’offrir au public un panorama de la richesse et de la diversité du chant choral aujourd’hui. Comment ? À travers des concerts, spectacles et ateliers gratuits, associant professionnels et amateurs.
Léonard Bernstein Symphonie n°3 “Kaddish” Salle Pleyel 28 mai 2008
Orchestre de Paris sous la Direction de John Axelrod - Ludwig van Beethoven Ouverture d’Egmont - Wladyslaw Szpilmann (Le pianiste porté à l’écran par Roman Polanski) Concertino pour piano - Léonard Bernstein Symphonie n°3 “Kaddish” (interprétée pour la première fois à Paris) Texte écrit et récité par Samuel Pisar. Mercredi 28 mai à 20h00 Salle Pleyel 252, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris
Cris de Paris Basilique Saint-Pierre de Luxeuil-les-Bains 25 juillet 2008
Les Cris de Paris Die Niemands Rose
Motets de Johann Sebastian Bach et œuvres contemporaines a cappella Wolfgang Rihm Arnold Schoenberg Patrick Burgan, Thierry Machuel le Vendredi 25 juillet à 21 h Basilique Saint-Pierre de Luxeuil-les-Bains
Septembre musical de l'Orne 2008
Septembre musicale de l'Orne 2008 Normandie Sarthe Les messagers de l'amour du 29 août au 2 octobre 2008 Le Chœur de Chambre de la Maîtrise des Hauts-de-Seine Chanticleer Accentus Choeurs de femmes de l’orchestre national des Pays de la Loire
Fête de la Musique 21 juin 2008
Quelques plans vocaux pour la fête de la musique 2008 à Paris et sa banlieue pour la journée du 21 juin 2008
Roméo et Juliette Pascal Dusapin Opéra comique du 28 avril au 5 mai 2008
Roméo et Juliette Pascal Dusapin Opéra comique - Orchestre de Paris - Choeur Accentus - Direction Alain Altinoglu - Chef des choeurs Laurence Equilbey - Mise en scène Ludovic Lagarde - du 28 avril au 5 mai 2008
Festival Musiques de Notre Temps à Charenton-le-Pont (94) du 27 mars au 5 avril 2008
Le chœur de chambre Arthémys Dirigé par Cyrille Rault-Gregorio L'Ensemble Kaléidoscope Dirigé par Anne Périssé dit Préchacq La chorale Coupolyphoni Dirigée par Jae-Yon Park Geiser L'ensemble vocal Vibrations Dirigé par Emmanuel Niubò. D'après Maurice Scève : "d'un tel concent..." du 27 mars au 5 avr
3ème festival de la voix de Chateauroux du 23 au 25 mai 2008
Féminin, contemporain, endiablé, le Festival de la Voix de Châteauroux, sous la direction artistique de Loïc Pierre, invite le public à découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux sons, de nouvelles sensations. Accessible à tout le monde, festif, gratuit, le Forum de la voix, initié par le CEPRAVO
Luigi Dallapiccola Le Prisonnier du 10 avril au 6 mai 2008
Luigi Dallapiccola (1904-1975) Le Prisonnier Il Prigioniero Opéra en un prologue et un acte (1950) Livret du compositeur d'après La Torture par l'Espérance d'Auguste de Villiers de l'Isle-Adam et La Légende d'Ulenspiegel et de Lamme Goedzak de Charles de Coster
Last Refreshed 5/9/2008 1:45:46 PM
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Saturday, October 21, 2006 (PST)
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Accentus Brahms Schumann Rihm 21 oct 2006
lieu: Cite de la Musique
Accentus Brahms Schumann Rihm Cité de la Musique Paris Samedi 21 octobre 2006 20 H 00. le 22 à Saint Quentin en Yvelines Théatre 16 H , le 24 à Cherbourg 20H 45
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Accentus Laurence Equilbey direction Sonia Wieder-Atherton violoncelle Johannes Brahms Drei Gesänge op. 42 Robert Schumann Vier doppelchörige Gesänge op. 141 Wolfgang Rihm Astralis (Über die Linie III) pour violoncelle, timbales et choeur mixte «Le monde devient rêve, le rêve devient monde », écrit Novalis dans le poème qui sert d’exergue à la seconde partie de son roman inachevé, Heinrich von Ofterdingen (1802). Et le pèlerin se met en chemin, avec espoir, vers le but de son voyage, en se demandant s’il ne vient pas de survoler « les contrées de l’enfance ».
C’est ce poème que Wolfgang Rihm a mis en musique dans Astralis (2001, pour choeur, violoncelle et deux timbales). En lui donnant ce qu’il appelle une «voix collective», sorte de « sculpture» sonore à l’harmonie claire et pourtant imperceptible.
Une version contemporaine, donc, de cette nostalgie (Sehnsucht) romantique que Schumann ou Brahms auront illustrée à leur manière. Ce concert est surtitré
Voir également le festival Musica de Strasbourg
Johannes Brahms (1833-1897) Drei Gesänge op. 42 Abendständchen: « Hör, es klagt die Flöte wieder » sur un texte de Clemens Brentano Vineta: « Aus des Meeres tiefem, tiefem Grunde » sur un texte de Wilhelm Müller Darthula’s Grabgesang: « Mädchen von Kola, du schläfst! » sur un texte d’Ossian traduit par Herder Composition : 1859, 1860 et 1861. Création : Abendständchenle 23 novembre 1872 à Munich ; Vineta le 17 avril 1864 à Vienne ; Darthula’s Grabgesang le 16 décembre 1886 à Cologne. Publication : en 1868. Effectif : choeur mixte à six parties (soprano, 2 altos, ténor, 2 basses). Durée : 9 minutes environ. Jusqu’aux Vier ernste Gesänge op. 121 (Quatre Chants sérieux), écrits un an avant sa mort, Brahms n’aura de cesse de composer pour la voix. Son attirance pour le genre choral vient de sa propre expérience de chef de choeur à Hambourg, puis à la cour princière de Detmold, et enfin à la Wiener Singakademie. La décennie qui voit naître Un Requiem allemand (1857-1868) est l’une des périodes les plus prolifiques. La plupart des oeuvres chorales écrites à ce moment sont largement influencées par le style de la chanson populaire : mélodie souple et naturelle, forme simple et claire, harmonie empreinte de modalité ancienne. En 1860, Brahms précisait à Clara Schumann : « De nos jours, le lied fait voile dans une direction si fausse que l’on ne saurait suffisamment s’imprégner d’un idéal. Et pour moi, celui-ci est le Volkslied. » Composés entre 1859 et 1861, les Drei Gesänge op. 42 (Trois Chants) relèvent de cette esthétique comme en témoigne le choix des textes empruntés à Brentano, Müller et Herder, tous défenseurs du Volkslied. On sait combien l’ouvrage de Herder Stimmen der Völker in Liedern (Voix des peuples dans leurs chansons, 1779) ou encore celui d’Arnim et Brentano Des Knaben Wunderhorn (Le Cor enchanté de l’enfant, 1806) ont eu de retentissement sur des générations entières de compositeurs – jusqu’à Mahler et Schönberg –, venues s’abreuver à la source de la chanson populaire. Abendständchen est un chant de sérénade très simple en deux strophes légèrement variées de l’une à l’autre. Le rythme de barcarolle de la pièce suivante évoque les flots où a sombré jadis la ville de Vineta sous les attaques répétées du roi du Danemark, Waldemar. Thème romantique par excellence, les ruines de « la belle et vieille cité enchantée » font écho à celles, nombreuses, des peintures de Caspar David Friedrich (1774-1840). Le Chant funèbre de Darthula attribué à Ossian, fils du barde et guerrier légendaire Fingal, qui aurait vécu au IIIe siècle, inspire à Brahms une écriture en double choeur dans le style des maîtres anciens tels Isaac, Palestrina ou Schütz, auxquels il vouait une admiration particulière.
Robert Schumann (1810-1856) Vier doppelchörige Gesänge op. 141 An die Sterne : « Sterne, in des Himmels Ferne ! » sur un texte de Friedrich Rückert Ungewisses Licht : « Bahnlos und pfadlos » sur un texte du baron Joseph Christian Freiherr von Zedlitz Zuversicht : « Nach oben musst du blicken » sur un texte du baron Joseph Christian Freiherr von Zedlitz Talismane : « Gottes ist der Orient ! » sur un texte de Johann Wolfgang von Goethe Composition : octobre 1849. Création : 1858. Publication : 1858. Effectif : double choeur mixte. Durée : 20 minutes environ. Schumann consacra dix années au piano (1830-1840), l’année 1840 au lied, 1841 à l’orchestre et 1842 à la musique de chambre ; l’année 1849 devait être celle de la musique chorale. 1849 voit naître pas moins d’une dizaine d’opus pour choeur de femmes, choeur d’hommes ou choeur mixte. Se concentrer sur un genre musical particulier durant une période donnée, c’est vouloir en explorer toutes les possibilités afin de laisser des oeuvres musicales exemplaires. En 1847, deux ans après l’installation de la famille Schumann à Dresde, le compositeur prend la direction du choeur d’hommes créé par son ami Ferdinand Hiller, le Liedertafel. Parallèlement, il songe à fonder un choeur mixte avec lequel il pourrait « faire toute la musique qu’il aime pour son propre plaisir. » La création du Chorgesangverein en 1848 inspire à Schumann une série d’oeuvres dont l’indéniable succès l’incite à entreprendre un projet plus complexe, les Vier doppelchörige Gesänge (Quatre Chants pour double choeur) sur des textes de Rückert, Zedlitz et Goethe. De style hymnique, la prière paisible et aérienne adressée An die Sterne (Aux étoiles) s’oppose à la véhémence du choeur suivant, Ungewisses Licht (Une lumière incertaine), dans lequel le tonnerre gronde par une nuit sans étoiles. Zuversicht (La Confiance) rassemble les thèmes évoqués précédemment – l’espoir, la foi, l’amour et la mort – dans une écriture chorale ample et sereine. Enfin, Talismane (Talismans), déjà mis en musique en 1840, confirme la tendance religieuse qui marque ces années ultimes. Du double choeur, Schumann ne retient qu’occasionnellement l’opposition typique des polychoralités vénitiennes de la Renaissance pour inventer une écriture variée, soit en doublant les voix, soit en les juxtaposant, enrichissant la polyphonie de passages imitatifs. D’envergure peu commune et difficiles d’exécution, les Vier Gesänge ne sont pas créés du vivant du compositeur (exceptée la première pièce, en 1850) et ne trouvent pas d’éditeur. Ce n’est que deux ans après la mort de Schumann, en 1858, qu’ils sont publiés à l’instigation de Clara, qui compose même un accompagnement de piano pour en faciliter l’étude. Dans le genre du lied-choral, les Vier Gesänge demeurent une curiosité historique de la musique chorale romantique jusqu’à aujourd’hui, où ils ne sont que rarement donnés en concert.
Wolfgang Rihm (1952) Astralis (Über die Linie III) Composition : 2001. Création : le 23 janvier 2002 à la Kammermusiksaal de la Philharmonie de Berlin par David Geringas (violoncelle), le qUAdRUM Schlagzeugquartett (timbales) et le Rundfunkchor Berlin sous la direction de David Jones. Création française : le 29 septembre 2006 au festival Musica de Strasbourg. Publication : 2002. Effectif : petit choeur (soprano, alto, ténor, basse), violoncelle et 2 timbales. Durée : environ 25 minutes. Astralis est le poème qui ouvre la deuxième partie de l’unique roman de Novalis (1772-1801), Henri d’Ofterdingen, interrompu par la mort du poète romantique allemand à l’âge de vingt-neuf ans. Selon ses propres mots, « L’ensemble est une apothéose de la poésie. Henri d’Ofterdingen acquiert la maturité poétique dans la première partie pour être transfiguré en poète dans la seconde. » Dans le sillage du Wilhelm Meister de Goethe (1776), Henri d’Ofterdingen est un roman de formation qui raconte un voyage initiatique dans les chemins intérieurs de l’être humain. Du long poème de Novalis, Wolfgang Rihm a retenu l’onirisme, le mysticisme et le panthéisme des vers de la dernière partie, marquée de cette nostalgie (Sehnsucht) typiquement allemande, répondant ainsi à travers le temps aux oeuvres de Schumann et Brahms. Astralis est sous-titrée « Über die Linie III ». Elle appartient en effet à un cycle de cinq pièces écrites entre 1999 et 2002 pour instruments solistes, accompagnés ou non par des tutti. En les regroupant par famille, le compositeur indique ainsi la parenté qui existe entre certaines de ses oeuvres : dans le cycle « Über die Linie », Rihm explore par exemple la zone entre immobilité et mélisme (André Hebbelinck). Ainsi Astralis est-elle une oeuvre au tempo lent quasi immuable et à l’écriture chorale essentiellement homophone et syllabique. Des voix, traitées de façon plutôt traditionnelle, sans ambitus extrêmes ni effets particuliers, naît une grande cohérence sonore fondée sur des harmonies chatoyantes. Le violoncelle, en dehors de quelques interventions solistes servant surtout de transition et de respiration dans le texte, évolue parallèlement aux voix qu’il contrepointe. Tel un miroir du choeur, son écriture reflète celle des voix dans l’ambitus desquelles il se meut. Ses valeurs longues lui confèrent une grande vocalité et l’emploi de double-cordes évoque les fréquents passages à deux voix du choeur. Les deux timbales, accordées de trois manières différentes seulement pour toute la pièce, interviennent de façon discrète et très espacée, sur quelques sons roulés résonants.
Eurydice Jousse
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