Vendredi 25 juillet, 21 h
Basilique Saint-Pierre de Luxeuil-les-Bains
Die Niemands Rose
Motets de Johann Sebastian Bach et œuvres contemporaines a cappella
Jesu meine Freude (BWV 227) / Komm, Jesu, Komm (BWV 229) / Fürchte dich nicht (BWV 228)
Wolfgang Rihm (né en 1952), Arnold Schoenberg (1874-1951)
Patrick Burgan (né en 1960), Thierry Machuel (né en 1962)
Les Cris de Paris / Geoffroy Jourdain
33 chanteurs et ensemble instrumental
Soprani
Mathilde Bobot, Célia Bocquel, Aurore Bouston, Blandine Bouvier, Adèle Carlier, Sabine Devieilhe, Emmanuelle Monier, Catherine Safir
Alti
Anne-Lou Bissières, Helena Menachemoff, Caroline Mugniéry, Emilie Nicot, Marie Pouchelon, Laure Verguet
Ténors
Jean-Marc Bedecarrax, Jean-Baptiste de Ereño, Karim Doulaki, Loup-Denis Elion, Christophe Gires, Mathieu Marinach, Emmanuel Richard, Randol Rodriguez, Xavier Stouff
Basses
David Colosio, Simon Dubois, Jean-Michel Durang, Olivier Gal, Geoffroy Heurard , Morgan Jourdain, Vincent Manac'h, Vincent Monier, Michel Ohayon
Sébastien Dauce, orgue - Thomas Dunford, théorbe - Evolène Kiener, basse
NN, violone - Diego Salamanca, théorbe
Scénographie lumières : Benoît Colardelle
« Des chœurs pour aujourd'hui. [...] Des manières inédites de traiter le chœur, le dynamique ensemble Les Cris de Paris en a heureusement défendues. Les Cris de Paris se montrent époustouflants. »
Le Monde, Pierre Gervasoni
« Les Cris de Paris ont confirmé qu'ils sont bien l'un des jeunes chœurs les plus remarquables de l'hexagone. Une formation rare, à ne pas rater. » Mouvement.net, David Sanson, janvier 2006
Les motets de Bach, ce cycle mythique de pièces réunies sous un titre générique fait presque penser aujourd'hui à une œuvre complète, conçue dès le départ comme un programme de concert ou de disque, et dont l'identité consisterait en une succession de plusieurs mouvements, de facture presque semblable (voix et continuo, textes allemands religieux).
Il n'en est rien, évidemment ; Jean-Sébastien Bach n'a jamais considéré ses « motets allemands » comme appartenant à un cycle. Seules des réalités liées au catalogage de son œuvre ont permis à ces pièces isolées, composées par le cantor pendant sa période leipzigoise, de former cette entité générique qui les a rendues dépendantes les unes des autres.
Elaborées pour des occasions exceptionnelles (en l'occurrence pour des funérailles de dignitaires en ce qui concerne les trois motets réunis au programme de ce concert), sur une période d'au moins douze ans (ce sont les années qui séparent, d'après les estimations des musicologues, le premier des derniers motets que nous connaissons), ces œuvres constituent aujourd'hui un corpus qui fut probablement plus important. Mais comme seuls sept motets isolés nous sont parvenus, et que cela représente environ 80 minutes de musique, ils se sont donc figés en cycle, à tel point qu'il est parfois dommage de ne pouvoir en entendre un sans entendre les autres.
Chaque motet est un concentré du génie universel de Jean-Sébastien Bach, il nous a semblé intéressant d'essayer de donner à entendre chacune des œuvres en soi, plutôt que la succession de toutes.
Donner à entendre la musique du plus grand génie musical d'occident inspire à chaque musicien l'élaboration soignée d'un écrin digne de l'estime qui lui est portée...
La poésie nihiliste de Paul Celan, la spiritualité intériorisée de Wolfgang Rihm, ou encore l'inconcevable horreur du XXe siècle qui inspire à Schoenberg son testament musical, voici une proposition de cadre, loin de toute cristallisation romantique, dans lequel les mélomanes d'aujourd'hui peuvent également choisir d'entendre Bach.
Un parcours kaléidoscope défendu avec passion par un ensemble, qui s'impose désormais parmi les meilleurs chœurs de chambre français. Un sommet !